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Histoire
du karaté De nombreux facteurs ont permis le développement du
karaté :
Du XVIIe siècle
au XIXe siècle, du fait que la
pratique de cet art était interdite par l'occupant japonais, les cours
avaient lieu en secret, de nuit dans des jardins fermés. Au milieu du XIXe siècle c'est Maître Funakoshi qui
introduisit le karaté en 1922 sur l'archipel japonais en réalisant une
démonstration devant l'empereur du Japon. En 1901, l'introduction du karaté comme
"matière" devient obligatoire dans le cursus scolaire d'Okinawa. Un
examen officiel est créé devant les autorités d'État japonais. En 1935, il fut décidée l'adoption du terme de
"Karaté" (dans le sens de "main vide") par l'assemblée générale
des "Grands Maîtres d'Okinawa". Le développement des techniques et pédagogiques du
karaté et leur enseignement s'est fait grâce à plusieurs grands maîtres. Mais c'est son fils qui fut à l'origine du style tel
qu'on le connaît désormais. Ce style est considéré comme l'un des plus
puissants; les coups de poings sont directs, les coups de pieds bas et les
katas sont longs. Cependant une scission est apparue avec la JKA (Japan
Karaté Association) en raison de plusieurs désaccords notamment quant aux adaptations
sportives liées au karaté de compétition que Funakoshi père exécrait. On peut donc dire qu'il existe plusieurs courants
shotokan, le versant traditionnel étant représenté entre autres par Tsutomu
Ohshima (la famille Funakoshi lui à d'ailleurs confié la traduction du 2e
Livre du maître « karaté do kyohan », où, pour la deuxième fois, la
main chinoise est devenu la voie de la main vide, les idéogrammes japonais
"chinois" et "vide" ayant la même prononciation. Il
s'agit certainement du meilleur livre du maître, le plus complet, fruit de
nombreuses recherches où il livra la version définitive de sa voie de la main
vide) qui prône un karaté proche de Funakoshi père. Ce courant également appelé Shotokan Ohshima est
représenté en France depuis 1964 par l’organisation France Shotokan. Un autre
Shotokan important est celui de [Taïji Kase](1929-2004), car même si ce
dernier a été rattaché à la JKA et a entraîné de grands champions et malgré
certaines positions identiques au fils Yoshitaka, notamment le kiba-dachi
très large (dur pour les genoux), il a fini par développer dans un esprit
traditionnel son propre style représenté en France entre autres par
l’organisation IEKS (Institut d'Enseignement du Karaté Do Shotokan Ryu Kase
Ha). Le shotokan de Hirokazu Kanazawa est actuellement un
des héritages les plus marquants de l'histoire du karaté dont le style est
teinté de tai-chi-chuan que le maître a parallèlement étudié.
Né en 1868,
Gichin Funakoshi vécut dans le
district de Yamakawa-Chô sur l'Île d'Okinawa. L'ère Meiji débutait, l'homme
était alors très cultivé et de surcroît poète. Sensible au code moral de ses
ancêtres il observait rigoureusement les interdits d'autrefois, et
considérait au vu de ces principes que le Samouraï se doit en toute occasion
de renvoyer une image impeccable. À l'âge de 11 ans, il s'était déjà fait un nom dans le
style d'art martial. Commençant sa formation, il ne mit pas longtemps à
égaler son maître en habileté, et à partager avec lui le sentiment d'être
« l'artiste martial le plus accompli » dans le domaine. Il apprit
également le karate-jutsu (signifiant « l'art martial de la main
chinoise »). Ses professeurs furent impressionnés par sa noblesse de
caractère. Le Maître Funakoshi est considéré, au Japon, comme le
fondateur du karaté moderne. Comme au cours de ses années il a poursuivi sa
formation et a continuellement développé ses remarquables qualités. Maître
Funakoshi est devenu Chairman de la Okinawa Martial Arts Society aussi bien
qu'un instructeur à l'école de professeur d'Okinawa. Alors en 1922, à l'âge
de 54 ans, il présenta le karaté-jutsu (« l'art martial de la
main chinoise ») à Okinawa au premier ministère de l'éducation. Cette
présentation, la première démonstration publique du karaté-jutsu au Japon,
eut un succès incroyable. Et l'artiste martial précédemment inconnu Funakoshi
Gichin est, en un instant, devenu célèbre dans tout le monde des arts
martiaux japonais. En 1929, il change le nom de karaté-jutsu en karaté-do
(« la voie du karaté » ou « la voie de la main vide »).
Il a ensuite défini les Vingt Préceptes du Karaté et établi une grande
philosophie de cet art martial. Maître Funakoshi mourut, en 1957, à l'âge de 89 ans. Un
grand mémorial public a été tenu à Ryogoku Kokugikan (Ryogoku National Sumo
Hall), occupé par plus de 20 000 personnes venues témoigner leur
respect. Un monument commémoratif pour Maître Funakoshi a été
construit à Enkakuji Temple dans Kamakura. |